Les Archers du Val d’Oye sont venus à la rencontre de deux classes de 5e du collège Goscinny qui travaillent sur un projet intitulé « Vivre en Bourgogne au Moyen Age » et qui partiront prochainement sur les traces des moines cisterciens de Fontenay et des châtelains de Guédelon.

La troupe médiévale, section des Archers du Val d’Oye, existe depuis 2006, née la veille du 700e anniversaire de l’octroi de la charte de franchises par Renaud de Bourgogne, seigneur de Belfort qui en 1307, accordait aux bourgeois de la ville, la liberté communale.Aujourd’hui, une trentaine d’adhérents animent le groupe dont la raison d’être dépasse le tir à l’arc. Sous la présidence de Michel Grosboillot, surnommé Charibert de Turmagny, nos fieffés compères animent marchés et fêtes médiévales en Franche-Comté, Alsace et même en Suisse. La troupe monte alors un campement et présente les métiers d’époque comme tailleur de pierres, forgeron, tapissier, calligraphe, enlumineur, tisserand, etc. L’immersion dans le temps est totale, ils arborent sur leur tenue le blason de Valdoie, rivière ondulante d’azur traversant un blason d’argent orné de deux lys de gueule. Ils s’interpellent de noms évocateurs, l’un se fait appeler Jacquelain de Fontenelay, son épouse Giacomina di Paroma, un troisième Philbert de Montanjou.
Jeudi, la troupe est venue rencontrer deux classes de 5e du collège Goscinny qui travaillent sur un projet intitulé « Vivre en Bourgogne au Moyen Age » et partiront les 23 et 24 mai sur les traces des moines cisterciens de Fontenay et des châtelains de Guédelon. Les collégiens ont découvert armes et équipements d’époque. Ils ont écouté les narrations de Jacques Boillot, qui leur a conté comment les Français étaient écrasés par les archers anglais lors des batailles de la guerre de Cent ans. Les anecdotes n’ont pas manqué : à quoi sert cette corne de vache accrochée à la ceinture ? Comment infecter une flèche pour la rendre mortelle ? Que signifie le fameux geste du doigt d’honneur ? Ils ont surtout pu s’exercer au maniement de l’arc médiéval.
Laure indiquait : « Lors des tournois, la flèche de salut porte des rubans pour honorer les dames », complétée par Gurkan : « Plusieurs types de flèches existent, celles pour tuer, d’autres pour enflammer, d’autres pour sectionner les tendons des chevaux.»
Tous s’accordaient à dire qu’ils ont été surpris par la force nécessaire pour tendre la corde d’autant qu’avec trois doigts, c’est moins facile qu’avec la main entière et qu’il faut garder le corps immobile pour bien viser. L’arc médiéval mesure près de 2 m, envoie une quinzaine de flèches à la minute sur une distance de plus de 200 m et à une vitesse de 180 à 200 km/h.
Article paru dans l’Est Républicain.